Fissures
Installation audiovisuelle étendue
Triptyque synchronisé avec activation performative optionnelle.
FANA ADJANI | MEXIQUE | 2026.
À PROPOS DE L’ŒUVRE.
FISSURES s’articule comme un dispositif sensoriel autour du deuil, de la perte et de la mémoire dans la contemporanéité : un champ d’affects où la douleur n’apparaît pas comme un objet fermé, mais comme une matière mobile qui migre entre les corps, une matière affective qui se déplace, se sédimente et se réécrit depuis l’éclipse du temps. L’installation comprend que le deuil ne se présente pas comme une clôture mais comme une fissure : un intervalle qui altère la perception et ouvre un seuil pour habiter la perte depuis le corps, qui ouvre des conditions de perception, de contact et de respiration partagée, et qui rend lisibles des réseaux de soin humains et inter-espèces, dans le mur poreux entre vie et mort : le vivant soutient le vivant et le mort dans une continuité matérielle, où nos récits se composent avec d’autres présences, d’autres peaux, d’autres rythmes. Inspirée du mythe de Pyrame et Thisbé depuis un regard féminin, la pièce déplace la logique tragique vers une éthique de l’insistance : ne pas se rendre, mais donner forme à la douleur comme mouvement, rituel et métamorphose. En intégrant cinéma, photographie et design sonore, la narration s’étend vers le public ; lors d’activations programmables, la dimension communautaire s’intensifie avec la rencontre et la danse devient un langage affectif et politique.
PROPOSITION D’INSTALLATION
FISSURES est une installation audiovisuelle en triptyque synchronisé dans laquelle des boucles photographiques latérales et un seuil sonore-visuel central (éclair, noir et vent) ouvrent périodiquement la projection de MANDRAGORA comme noyau narratif, avec activation performative optionnelle à des dates programmées.
Modalités:
Mode A (standard): installation en boucle continue (visite d’exposition).
Mode B (optionnel): activation performative programmable (DJ set).
Règle opérationnelle clé:
La danse et l’occupation totale de la salle n’ont lieu que pendant les activations programmées par l’institution.
En mode standard, la salle n’est pas activée comme piste de danse.
Durée du cycle : T-total = T-photographier en mouvement, T-audio, T-film, T-audio.
Temps photographier en mouvement: (3) min
Temps audio: (1) min
Temps film MANDRAGORA: (15) min
Temps audio: (1) min
Temps total: (20) min
Espace minimum recommandé: (5) m² (ou black box).
Audio: stéréo / 4 canaux (selon disponibilité).
I. DESCRIPTION
FISSURES est une installation audiovisuelle étendue conçue comme un triptyque synchronisé qui organise l’expérience du public à travers des cycles d’image et de son. Deux écrans latéraux présentent une boucle de photographie en vidéo, une archive en mouvement qui se comporte comme une mémoire active et une atmosphère visuelle. Sur l’écran central, une image d’éclair fonctionne comme signal et seuil : un point de tension qui annonce le passage de l’archive comme mémoire vers la narration. À la fin de la boucle, les trois écrans s’éteignent en fond noir et un bref design sonore de vent ouvre un espace de respiration. Après ce seuil, seul l’écran central projette le court-métrage MANDRAGORA complet, y compris les crédits ; à la fin, un second seuil d’écrans en fond noir et vent relance le cycle et ramène le spectateur à l’archive de la mémoire.
L’œuvre fonctionne en mode standard comme installation visitable (parcours, permanence et écoute) et est pleinement présentable sans activation en direct. À des dates sélectionnées par l’institution, FISSURES peut intégrer une activation performative programmable au moyen d’un set en direct, intensifiant la dimension communautaire et affective du dispositif. Dans ce cas, la salle est activée comme piste de danse exclusivement pendant l’activation, maintenant le reste du temps la logique d’exposition du triptyque.
Deuil / migration / métamorphose / affectivité collective /culture de paix.
Public : présence corporelle (mode standard) collectivité (activations).
1.2 VERSION COURTE
FISSURES est une installation audiovisuelle au langage sensoriel sur trois écrans synchronisés. Sur les écrans latéraux se déploie une boucle d’archive comme mémoire de photographie en vidéo, tandis que l’écran central soutient une image d’éclair qui fonctionne comme seuil. À la fin de la boucle, les trois écrans passent en fond noir avec un bref design sonore de vent immersif et, ensuite, seulement sur l’écran central, commence le court-métrage MANDRAGORA complet, avec crédits. L’installation est autonome ; la danse n’est activée que lors d’activations performatives programmables.
1.3 MOTS-CLÉS
Deuil / migration / métamorphose / mémoire / communauté / rituel / archive / fissure / seuil / collectivité / affectivité/culture de paix.
II. EXPÉRIENCE EN SALLE
2.1 Mode A — Installation (visite standard).
Audience:parcours / permanence / écoute.
La danse n’est pas autorisée.
Conditions de lumière : faible luminosité pour la projection de l’installation, lumières LED de faible intensité et chaudes (2700K - 3000K), afin de permettre une circulation fluide à l’entrée de la salle ou dans les couloirs, escaliers et sorties sans altérer la projection.
Audio: stéréo ou 4 canaux.
Capacité suggérée: adaptable au lieu.
2.2 Mode B: Activation performative (optionnelle, programmable).
Activation: DJ set en direct (le cas échéant : Pepe Mogt) et/ou alternative locale
Pendant l’activation, la salle est activée comme piste de danse.
Contrôle de capacité et médiation: 200 personnes ou plus selon l’espace.
Horaires / limites de performance: 60 à 90 min de DJ set.
Format: DJ set en direct (stéréo).
Espace et fonctionnement.
Emplacement du DJ: de préférence dans un coin arrière ou latéral de la salle, sans obstruer les écrans / la projection.
Surface minimale de la table: 2,0 m (largeur) x 1,5 m (profondeur) + 1,0 m libre autour pour l’opération / sécurité.
Hauteur de table: 0,90–1,00 m.
Règle de salle: la danse est autorisée uniquement pendant l’activation ; en dehors de cet horaire, visite d’exposition.
2) Audio: Exigences minimales (indispensables).
III. DRAMATURGIE TEMPORELLE DU TRIPTYQUE (logique de la boucle)
3.1 Phase A: Constellation (photographies)
L/R: boucle de photographies comme archive de mémoire en vidéo.
C: image de l’éclair (boucle ou quasi fixe).
Audio: (musique / atmosphère minimale de vent).
3.2 Phase B: Seuilb1 (1 min)
L/C/R: noir.
Audio: vent, design sonore.
3.3 Phase C: Noyau narratif (court-métrage MANDRÁGORA)
C: MANDRÁGORA complet avec crédits.
L/R: noir.
Audio: film.
3.4 Phase D: Seuil 2 (1 min)
L/C/R: noir.
Audio: vent, design sonore.
Retour à la Phase A
IV. DISPOSITION SPATIALE (montage)
4.1 Disposition générale (avec diagramme)
Triptyque frontal: L — C — R
Distance entre les écrans: de 35 cm minimum à 1 m
Taille de l’image centrale: minimum 20 m², adaptable selon l’espace
Zone du public: adaptable au lieu
4.2 Variante selon le lieu
Variante écrans / variante projection.
4.3 Contrôle de la lumière
Boîte noire / pénombre / salle blanche (conditions minimales) faible luminosité.
V. COMPOSANTS ET CONTENUS (livrables)
Composants de l’installation.
Composant filmique (court-métrage): MANDRÁGORA
Archive photographique en mouvement (boucle vidéo) L/C/R.
Design sonore multicanal (vent et atmosphère), stéréo + 4 canaux.
POSTER PAR MARIO FERNÁNDEZ